Le moment est venu de réaliser nos rêves

La révolution n’est pas un acte, elle est un état d’esprit. Cet état d’esprit qui conçoit la vie comme un cycle et qui s’attache à vivre en donnant du sens au cycle du temps.
Ne vous méprenez pas. Nous ne sommes pas là pour conquérir le pouvoir. Nous venons le libérer. Nous allons reprendre le Pouvoir de nous réaliser, de réaliser nos rêves, de tirer parti des meilleures options offertes par notre Guyane et par le monde.
Alors le reste du monde, ici ou ailleurs, découvrira ce que nous sommes et non ce qu’il attend ou nous commande d’être. Nous allons montrer au monde la place que nous y tenons, la chance d’être d’ici et le rêve que cette terre promet à celles et ceux qui l’habitent ainsi qu’à l’ensemble de la fraternité humaine.

Dédicaces et présentation

DEDICACE le VENDREDI 4 JANVIER à 18H18, au Muzéduninport’koi, 23 rue  Lieutenant GOINET, Cayenne,

à l’occasion de l’APERO SHOW KAZ du chanteur Sugar Kawar.

 

Vente et dédicace au Jardin Botanique à Cayenne.
Vendredi 16 novembre :
17h00 stand Association Guyanaise d’édition (A.G.E.)
Samedi 17 novembre :
9h-11h Stand La Librairie Guyanaise
11h-12h Stand Association Guyanaise d’édition (A.G.E.).

Vente à l’occasion de la Conférence de la littérature guyanaise

Samedi 24 novembre à l’Hôtel Amazoniacopy-cropped-cover_keita1-021.jpg

La bataille pour notre terre ne peut être gagnée sans gagner la bataille pour notre avenir

La Guyane bénéficie de ressources naturelles remarquables d’autant plus qu’elles sont restées pour l’heure largement préservées et inexploitées. Les hommes et les femmes qui peuplent cet écosystème doivent pouvoir en tirer parti pour se nourrir, se former et s’épanouir. L’exploitation et la préservation de l’environnement naturel par les habitants de la Guyane est le cœur d’un projet de société durable. Au moins pour deux raisons.

D’abord parce que toute communauté humaine produit de la société pour vivre dans un territoire donné. La géographie, le climat, l’écosystème où les femmes et les hommes évoluent, fondent leur famille et choisissent de mourir, influent ou déterminent leurs mœurs, leurs savoir-faire, leurs expressions culturelles et leur savoir-vivre (qu’il s’agisse des règles d’hygiène, des interdits alimentaires, ou des usages vestimentaires). Si les habitants ne parviennent pas à trouver une manière de vivre ensemble permettant de jouir pleinement et durablement de l’environnement qui les accueille, ils s’exposent au conflit et à la misère. Il est donc nécessaire et souhaitable que ces femmes et ces hommes établis sur ce territoire, puissent produire un projet de société qui leur garantit une jouissance durable de ce dernier.

Cependant, puisque les ressources naturelles sont disponibles aux Guyanais, non pas à un instant donné, mais à travers les âges, on ne saurait accepter, non plus, qu’une seule génération en bénéficie. La nature fournissant à l’homme des moyens d’assurer son développement, il s’agit de déterminer à quel rythme et selon quelles modalités ou conditions telle ou telle ressource pourra être exploitée au fil des générations.

Ainsi, les femmes et les hommes qui établissent leur famille, et ce faisant s’enracinent en Guyane, sont Guyanais à partir du moment où ils épousent un projet de société préservant l’environnement fertile où leurs arrière-petits enfants grandiront. Ce projet de société ne peut pas servir une ambition matérialiste puisqu’il se fonde sur la réconciliation entre l’homme et son environnement. Ce projet de société n’est pas attaché à une terre en particulier, mais à la Terre, ni à un temps particulier, aujourd’hui, mais à l’Eternité. C’est pourquoi, les femmes et les hommes qu’il produit sont nécessairement ouverts vers le monde et attentifs à la Nature.

En conséquence, il n’est pas souhaitable que les revenus tirés de l’exploitation des ressources naturelles soient exclusivement exploitées en dehors du contrôle et de la surveillance des Guyanais, pas plus qu’ils soient dilapidées dans une course effrénée au développement.

Sans ce fondement, aucun projet, aucune politique ni aucune société ne pourra émerger et vivre durablement et en paix sur les terres et les fleuves de Guyane.

La Guyane, projet d’avenir

Il y a ceux qui ont fait le choix du suicide. Il y a les autres, qui ont choisi la Vie.

Il y a ceux qui se contentent de gérer la survie et de proposer une meilleure gestion de la misère,

et il y a ceux qui ont choisi d’imaginer vivre et de s’organiser pour vivre.

Il y a ceux qui proposent une Guyane mort-née, et il y a ceux qui préparent la Guyane qui vient.

Notre combat en ce monde et notre cheminement intérieur visent une mobilisation populaire tirée vers le haut et une inspiration d’en dedans.